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Professionals' news
Number 33 - January 2010
Les Jeunes & le Golf en France
Une marge de progrès très importante à combler

Des vérités toutes simples

Par rapport à sa population, la France possède un peu moins de 1 % de pratiquants, ce qui est faible comparé aux pays anglo-saxons ou de l'Europe du Nord. Plus de la moitié des pratiquants a une licence à la Fédération Française de Golf (ffgolf), ce qui représentait fin 2007 autour de 387.000 licenciés. Le chiffre de 400.000 licenciés vient d'être franchi en 2009 pour plus de 600.000 pratiquants estimés. Ceci représente un taux de croissance annuel inférieur à 2 %...

Parmi les jeunes, qui pratiquent un sport individuel, en termes de nombre d'adeptes, la position du golf est en retrait par rapport aux autres sports individuels. La pratique du golf est très loin d'être monnaie courante. Aussi sans abuser d'effets comparatifs, toujours délicats à faire et à interpréter, parfois vides de sens, on comprend que le réservoir potentiel de jeunes joueurs est encore très important.

Le taux de licenciés chez les jeunes de moins de 19 ans à la fin 2007 représente 10,3% de l'ensemble des licenciés (source ffgolf). Quels que soient les efforts entrepris par tous, et il ne s'agit pas ici de les nier ou de les remettre en cause, le constat est là. Aussi, chacun le sait, sans jeunesse, il n'y a pas de développement possible du sport et peu ou pas de performances en perspective.

L'image du jeune tissu golfique français

Fin 2007, le jeune tissu golfique français des moins de 19 ans est constitué d'un total de 40.020 joueurs, répartis entre 24,9% de filles et 75,1% de garçons. 18.667 licenciés ont moins de 13 ans, 19.109 ont entre 13 et 18 ans inclus auxquels s'ajoutent 2.244 licenciés non différenciés. On estime à un peu moins de 8.000 le nombre de licenciés de 19 à 21 ans inclus.

Pour les moins de 13 ans, une partie d'entre eux considère le golf comme un jeu partagé avec d'autres, certains comme une simple activité de plein air, parfois par habitude. Seul un petit nombre perçoit déjà le golf comme un sport à part entière. Cette motivation est souvent fonction des résultats. Il faut noter que la plupart de ces jeunes licenciés pratique le golf à l'initiative de leurs parents golfeurs. Le nombre de jeunes joueurs d'origine scolaire ou spontanée reste encore très faible. C'est aussi le cas dans la tranche d'âge suivante.

Entre 13 et 18 ans, les motivations sont souvent différentes. Pour la plupart d'entre eux, le golf correspond à la pratique d'un sport qu'ils ont choisi. Certains ont accepté un esprit de compétition en équipe et/ou individuelle lié à la course naturelle à l'index. Cependant pour les plus âgés de cette tranche d'âge, un nombre non négligeable de joueurs considère le golf avant tout comme un simple loisir.

Le dernier groupe de 19 à 21 ans, touche des joueurs, plus adultes et responsables. Leur choix est quasi définitif. La poursuite de la pratique du golf devient un besoin, associé à une passion pour la majorité d'entre eux. La compétition fait partie du jeu pour certains d'entre eux. C'est un facteur important de motivation pour les meilleurs.

Un regard sur les chiffres : l'effet d'entonnoir

La pyramide des âges du jeune tissu golfique français, fin 2007, mérite de s'y attarder.



Le nombre de licenciés pour les 13 à 18 ans inclus est à peine supérieur à celui des moins de 13 ans. Ce nombre diminue de 60% pour le dernier groupe des 19 à 21 ans !

Pour les filles, la décroissance se situe au passage "poussin > benjamin". Celle-ci est continue, en moyenne de plus de 10% par an. De 5.478 licenciées, âgées de moins de 13 ans, il ne reste plus que 948 jeunes cadettes de 17 à 18 ans, (hors liens 13). Soit une chute très spectaculaire de 82,7% ! Ce résultat ne s'améliore pas dans le groupe des 19 à 21 ans.

La décroissance chez les garçons intervient dans la même tranche d'âge. En revanche elle est ensuite plus lente. C'est au passage " minime > cadet " qu'elle devient importante et avoisine en moyenne les 20%. En effet de 5.314 minimes de 15 à 16 ans, le nombre de licenciés cadets n'est plus que de 4.250. Pour les 19 à 21 ans, même situation chez les garçons.

La zone critique est la même pour les filles que pour les garçons. Elle se situe entre 19 et 21 ans pour des raisons multiples facilement identifiables. Les taux de décroissance sont alors à deux chiffres. Le retour aux nombres de licenciés initiaux, qui constituent le jeune tissu golfique, au début de la décroissance, n'intervient qu'à l'âge de 35 ans pour les femmes et de 32 ans chez les hommes. Le golf devient ou redevient pour la majorité d'entre eux avant tout un sport loisir.

En conclusion : un nouveau défi

Autrement dit l'avenir du golf en France, en termes de jeunesse, de développement, de haut niveau et de performance se joue aujourd'hui à partir d'une réserve beaucoup trop faible. Les raisons qui conduisent à cet effet d'entonnoir sont multiples et assez facilement identifiables. Même si l'effet d'entonnoir existe et existera toujours dans tous les sports et plus particulièrement individuels, il importe de proposer des solutions pour mieux le contrarier, tenter de le réduire et élargir la base.

Nul ne peut bâtir et préparer l'avenir d'une discipline sportive vers le haut, voire vers le très haut niveau, sans un réel effort, original, concerté, accepté et soutenu par tous, pour un véritable développement du type sport de masse.

Le chemin du haut niveau passe par un véritable enjeu pour la France, à l'heure olympique :

Le développement à tout prix d'un golf de masse pour les jeunes, car c'est de la masse que viendra l'essentiel de l'élite


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